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Mercredi 16 janvier 2008
 "Il n'en était pas de même de celui que le hasard m'offrit le propre jour où je venais d'atteindre ma neuvième année. Père Etienne, c'était le nom du libertin, avait déjà dit plusieurs fois à ma soeur de me conduire à lui, et elle m'avait engagée à l'aller voir (sans néanmoins vouloir m'y mener, de peur que notre mère, qui se doutait déjà de quelque chose, ne vînt à le savoir), lorsque je me trouvai enfin face à face avec lui, dans un coin de l'église, près de la sacristie. Il s'y prit de si bonne grâce, il employa des raisons si persuasives, que je ne me fis pas tirer l'oreille. Le Père Etienne avait environ quarante ans, il était frais, gaillard et vigoureux. A peine fûmes-nous dans sa chambre qu'il me demanda si je savais branler un vit. "Hélas! lui dis-je en rougissant, je n'entends pas seulement ce que vous voulez me dire. -Eh bien! je vais te l'apprendre, ma petite, me dit-il en me baisant de tout son coeur et la bouche et les yeux; mon unique plaisir est d'instruire les petites filles, et les leçons que je leur donne sont si excellentes qu'elles ne les oublient jamais. Commence par défaire tes jupes, car si je t'apprends comment il faut s'y prendre pour me donner du plaisir, il est juste que je t'enseigne en même temps comment tu dois faire pour en recevoir, et il ne faut pas que rien nous gêne pour cette leçon-là. Allons, commençons par toi. Ce que tu vois là, me dit-il, en posant ma main sur la motte, s'appelle un con, et voici comme tu dois faire pour te procurer là des chatouillements délicieux: il faut frotter légèrement avec un doigt cette petite élévation que tu sens là et qui s'appelle le clitoris. Puis me faisant faire: "Là, vois, ma petite, comme cela, pendant qu'une de tes mains travaille là, qu'un doigt de l'autre s'introduise imperceptiblement dans cette fente délicieuse..." Puis me plaçant la main: "Comme cela, oui... Eh bien! n'éprouves-tu rien? continuait-il en me faisant observer sa leçon. -Non, mon Père, je vous assure, lui répondis-je ave naïveté. -Ah! dame, c'est que tu es encore trop jeune, mais, dans deux ans d'ici, tu verras le plaisir que ça te fera. -Attendez, lui dis-je, je crois pourtant que je sens quelque chose." Et je frottais, tant que je pouvais, aux endroits qu'il m'avait dits... Effectivement, quelques légères titillations voluptueuses venaient de me convaincre que la recette n'était pas une chimère, et le grand usage que j'ai fait depuis de cette secourable méthode a achevé de me convaincre plus d'une fois de l'habileté de mon maître. "Venons à moi, me dit Etienne, car tes plaisirs irritent mes sens, et il faut que je les partage, mon ange.
par Dolmancé publié dans : Sade
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