"Eh, parbleu, prends-en un autre, lui dit le duc, choisis dans nos quadrilles, si le tien ne te satisfait pas. -Oh! ma satisfaction pour le moment serait très éloignée de ce que je désirais tout
à l'heure, dit le prélat. Vous savez où nous conduit un désir trompé. J'aime mieux me contenir, mais qu'on ne ménage pas ce petit drôle-là, continua-t-il, voilà tout ce que je recommande. -Oh! je
te réponds qu'il sera tancé, dit Durcet. Il est bon que le premier pris donne l'exemple aux autres. Je suis fâché de te voir dans cet état-là; essaye autre chose, fais-toi foutre. -Monseigneur,
dit la Martaine, je me sens très en disposition de vous satisfaire, et si votre Grandeur voulait... -Eh! non, non, parbleu, dit l'évêque; ne savez-vous donc pas qu'il y a tout plein d'occasions
où l'on ne veut pas d'un cul de femme? J'attendrai, j'attendrai... Que Duclos continue; ça partira ce soir; il faudra bien que j'en trouve un comme je le veux. Continue, Duclos." Et les amis
ayant ri de bon coeur de la franchise libertine de l'évêque ("il y a tout plein d'occasions où l'on ne veut pas d'un cul de femme"), l'historienne reprit son récit en ces termes:
"Je venais d'atteindre ma septième année, lorsqu'un jour que, suivant ma coutume, j'avais amené à Louis une de mes petites camarades, je trouvai chez lui un autre
religieux de ses confrères. Comme cela n'était jamais arrivé, je fus surprise et je voulus me retirer mais Louis m'ayant rassurée, nous entrâmes hardiment, ma petite compagne et moi. "Tiens, Père
Geoffroi, dit Louis à son ami, en me poussant vers lui, ne t'ai-je pas dit qu'elle était gentille? Oui, en vérité, dit Geoffroi en me prenant sur ses genoux et me baisant. Quel âge avez-vous, ma
petite? Sept ans, mon Père. C'est-à-dire cinquante de moins que moi dit le bon Père en me baisant de nouveau. Et pendant ce petit monologue le sirop se préparait, et, suivant l'usage, on nous en
fit avaler trois grands verres à chacune. Mais comme je n'avais pas coutume d'en boire quand j'amenais du gibier à Louis, parce qu'il n'en donnait qu'à celle que je lui amenais, que je ne restais
communément pas et que je me retirais tout de suite, je fus étonnée de la précaution, cette fois, et, du ton de la plus naïve innocence, je lui dis: "Et pourquoi donc me faites-vous boire, mon
Père? Est-ce que vous voulez que je pisse? -Oui, mon enfant, dit Geoffroi qui me tenait toujours entre ses cuisses et qui promenait déjà ses mains sur mon devant, oui, on veut que vous pissiez,
et c'est avec moi que va se passer l'aventuré, peut-être un peu différente de celle qui vous est arrivée ici. Venez dans ma cellule, laissons le Père Louis avec votre petite amie, et allons nous
occuper de notre côté. Nous nous réunirons quand nos besognes seront faites." Nous sortîmes; Louis me dit tout bas d'être bien complaisante avec son ami et que je n'aurais pas à m'en repentir. La
cellule de Geoffroi était peu éloignée de celle de Louis et nous y arrivâmes sans être vus. A peine fûmes-nous entrés, que Geoffroi, s'étant bien barricadé, me dit de défaire mes jupes. J'obéis;
il releva lui-même ma chemise jusqu'au-dessus de mon nombril et, m'ayant assise sur le bord de son lit, il m'écarta les cuisses le plus qu'il lui fut possible, en continuant de m'abaisser, de
manière que je présentais le ventre en entier et que mon corps ne portait plus que sur le croupion. Il m'enjoignit de bien me tenir dans cette posture et de commencer à pisser aussitôt qu'il
frapperait légèrement une de mes cuisses avec sa main. Alors, me considérant un moment dans l'attitude et travaillant toujours à m'écarter d'une main les babines du con, de 1'autre il déboutonna
sa culotte et se mit à secouer par des mouvements prompts et violents un petit membre noir et tout rabougri qui ne paraissait pas très disposé à répondre à ce qu'on semblait exiger de lui. Pour
l'y déterminer avec plus de succès, notre homme se mit en devoir, en procédant à sa petite habitude de choix, de lui procurer le plus grand degré de chatouillement possible: en conséquence il
s'agenouilla entre mes jambes, examina encore un instant l'intérieur du petit orifice que je lui présentais, y porta sa bouche à plusieurs reprises en grumelant entre ses dents certaines paroles
luxurieuses que je ne retins pas, parce que je ne les comprenais pas pour lors, et continuant d'agiter son membre qui ne s'en émouvait pas davantage. Enfin ses lèvres se collèrent hermétiquement
à celles de mon con, je reçus le signal convenu, et débondant aussitôt dans la bouche du bonhomme le superflu de mes entrailles, je l'inondai des flots d'une urine qu'il avala avec la même
rapidité que je la lui lançais dans le gosier. Pour le coup, son membre se déploya et sa tête altière s'élança jusqu'auprès d'une de mes cuisses. Je sentis qu'il l'arrosait fièrement des stériles
marques de sa débile vigueur. Tout avait été si bien compassé qu'il avalait les dernières gouttes au moment même où son vit, tout confus de sa victoire, la pleurait en larmes de sang. Geoffroi se
releva tout chancelant, et je crus m'apercevoir qu'il n'avait pas pour son idole, quand l'encens venait de s'éteindre, une ferveur de culte aussi religieuse que quand le délire, enflammant son
hommage, soutenait encore le prestige. Il me donna douze sols assez brusquement, m'ouvrit sa porte, sans me demander comme les autres de lui amener des filles (apparemment qu'il se fournissait
ailleurs) et, me montrant le chemin de la cellule de son ami, il me dit d'y aller, que l'heure de son office le pressant, il ne pouvait pas m'y conduire, et se renferma chez lui sans me donner le
temps de lui répondre."
Première journée
On se leva le premier de novembre à dix heures du matin, ainsi qu'il était prescrit par les règlements, dont on s'était mutuellement juré de ne s'écarter en rien. Les quatre fouteurs qui
n'avaient point partagé la couche des amis leur amenèrent à leur lever Zéphire chez le duc, Adonis chez Curval, Narcisse chez Durcet, et Zélamir chez l'évêque. Tous quatre étaient bien timides,
encore bien empruntés, mais, encouragés par leur guide, ils remplirent fort bien leur devoir, et le duc déchargea. Les trois autres, plus réservés et moins prodigues de leur foutre, en firent
pénétrer autant que lui, mais sans y rien mettre du leur. On passa à onze heures dans l'appartement des femmes, où les huit jeunes sultanes parurent nues et servirent le chocolat ainsi. Marie et
Louison, qui présidaient à ce sérail, les aidaient et les dirigeaient. On mania, on baisa beaucoup, et les huit pauvres petites malheureuses, victimes de la plus insigne lubricité, rougissaient,
se cachaient avec leurs mains, essayaient de défendre leurs charmes, et montraient aussitôt tout, dès qu'elles voyaient que leurs pudeurs irritaient et fâchaient leurs maîtres. Le duc, qui
rebanda fort vite, mesura le pourtour de son engin à la taille mince et légère de Michette, et il n'y eut que trois pouces de différence. Durcet, qui était de mois, fit les examens et les visites
prescrites. Hébé et Colombe se trouvèrent en faute, et leur punition fut prescrite et assignée sur-le-champ pour le samedi prochain à l'heure des orgies. Elles pleurèrent, mais n'attendrirent
pas. On passa de là chez les garçons. Les quatre qui n'avaient point paru le matin, savoir Cupidon, Céladon, Hyacinthe et Giton, se déculottèrent suivant l'ordre, et on s'amusa un instant du coup
d'oeil. Curval les baisa tous les quatre sur la bouche et l'évêque leur branla le vit un moment, pendant que le duc et Durcet faisaient autre chose. Les visites se firent, personne n'était en
faute. A une heure, les amis se transportèrent à la chapelle, où l'on sait qu'était établi le cabinet des garde-robes. Les besoins que l'on prévoyait avoir le soir ayant fait refuser beaucoup de
permissions il ne parut que Constance, la Duclos, Augustine, Sophie, Zélamir, Cupidon et Louison. Tout le reste avait demandé, et on leur avait enjoint de se réserver pour le soir. Nos quatre
amis, postés autour du même siège consacré à ce dessein, firent placer sur ce siège ces sept sujets l'un après l'autre et se retirèrent après s'être rassasiés du spectacle. Ils descendirent au
salon où, pendant que les femmes dînaient, ils jasèrent entre eux jusqu'au moment où on les servit. Les quatre amis se placèrent chacun entre deux fouteurs, suivant la règle qu'ils s'étaient
imposée de n'admettre jamais de femmes à leur table, et les quatre épouses nues, aidées de vieilles vêtues en soeurs grises, servirent le plus magnifique repas et le plus succulent qu'il fût
possible de faire. Rien de plus délicat et de plus habile que les cuisinières qu'ils avaient emmenées, et elles étaient si bien payées et si bien fournies que tout ne pouvait aller qu'à
merveille. Ce repas devant être moins fort que le souper, on se contenta de quatre services superbes, chacun composé de douze plats. Le vin de Bourgogne parut avec les hors-d'oeuvre, on servit le
bordeaux aux entrées, le champagne aux rôtis, l'hermitage à l'entremets, le tokay et le madère au dessert. Peu à peu les têtes s'échauffèrent. Les fouteurs, auxquels on avait en ce moment-là
accordé tous les droits sur les épouses, les maltraitèrent un peu. Constance fut même un peu poussée, un peu battue, pour n'avoir pas apporté sur-le-champ une assiette à Hercule, lequel, se
voyant très avant dans les bonnes grâces du duc, crut pouvoir pousser l'insolence au point de battre et molester sa femme, dont celui-ci ne fit que rire. Curval, très gris au dessert, jeta une
assiette au visage de sa femme, qui lui aurait fendu la tête si celle-ci ne l'eût esquichée. Durcet, voyant un de ses voisins bander, ne fit pas d'autre cérémonie, quoique à table, que de
déboutonner sa culotte et de présenter son cul.