Mollets galbés
Cuisses dorées
Slip envolé
(Oh! Comme je le voudrais!)
Mini-jupe au ras des fossettes
Le fruit de ses gambades
Dans ses bras
je l'imagine
Quand elle se donna
Cuisses écartées
Sexe mâle planté
Dans sa toison mouillée
Je l'imagine
Alanguie
Impudique
Moite et offerte
Dans les draps froissés
Et puis...
Faisant ses courses
la mini-jupe au ras des fossettes
Et tant de regards se posant sur ses hanches
Rêvant de fente et de mouillure
De gambade et de ventre rond !
par Dolmancé
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Faisons l'amour
Il faut me croire, Amour
Quand de ma bouche de fraise
Penchée sur tes jambes nues
Et pétrissant mes seins
Sur ta peau de satin
Je laisse couler ces mots:
"J'ai les lèvres humides et je sais des matins
Où ton corps alangui se prête à mes jeux!
Je sèche tous mes pleurs pour tes reins triomphants
Et fais rire tes yeux du rire des enfants"
La lune et le soleil, le ciel et tous ses astres
Ne peuvent te remplacer, mon si fou Apollon,
Si doux aux voluptés, si timide et libertin
Si fragile et robuste qu'en mes bras refermés
Sur cette couche souple où corps pâmés d'émoi
Nous voguons...
Les autres, impuissants, se damneraient pour toi!
par Dolmancé
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Désirs
Ce soir je me destine à ce que vous souhaitiez
Au plaisir des caresses que mes mains me procurent
Elles vont et viennent au rythme de mes pensées
Et font monter en moi au fur et à mesure
Le désir de vous plaire et de vous contenter.
Et j'imagine ainsi en flattant tout mon être
Qu'une main plus habile sur mon corps, s'agite
Et espère haletante la venue de mon Maître
Pour qu'il dompte avec fougue le démon qui m'habite
Et lie mes mains goulues au-dessus de ma tête.
Ainsi pieds et poings liés je perdrai tout honneur
Et de mon sexe chaud s'écoulera l'essence
Et dans mon ventre moite résonnera la peur
Et j'apprendrai aussi à contrôler mes sens
Pour m'ouvrir totalement et fondre de bonheur.
Par plaisir, je guiderai les élans de sa main
En basculant mon corps pour le rendre accessible
Et dans ma bouche ouverte j'espérerai en vain
Qu'il entre et me possède d'une force indicible
Puis pénètre mes chairs jusqu'au fond de mes reins.
Ainsi, femme soumise et entièrement offerte,
Je tâcherai de plaire à mon amant subtil
En acceptant toujours !, Ecoutant ses requêtes,
Du mieux que je pourrais, toujours les accomplir
Et capter sans faillir ses envies si expertes.
Pour pouvoir lui offrir au mieux, mes sentiments
Pour qu'il soit, presque heureux d'avoir si fièrement
Dominé ma personne, pour me faire m'ouvrir
Dominé mes envies, pour me faire ainsi jouir,
Et pris mon âme vierge de tels assouvissements
Pour les forger, vainqueur, à leur épanouissement
Et les ancrer en moi, pour les faire grandir…
par Dolmancé
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Lui :
(...)
Tu m'as incardié*, ma soeur-fiancée, tu m'as incardié d'un seul de tes yeux, d'un seul joyau de tes colliers.
Qu'elles sont belles, tes étreintes, ma soeur-fiancée, qu'elles sont bonnes tes étreintes, plus que le vin !
L'odeur de tes huiles plus que tous les aromates !
De nectar, elles dégoulinent, tes lèvres, fiancée !
Le miel et le lait sous ta langue, l'odeur de tes robes; telle l'odeur du Lebanôn !
Jardin fermé, ma soeur-fiancée, onde fermée, source scellée !
Tes effluves, un paradis de grenades, avec le fruit des succulences, hennés avec nards ;
nard, safran, canne et cinnamome avec tous les bois d'oliban; myrrhe, aloès, avec toutes les têtes d'aromates !
Source des jardins, puits, eaux vives, liquides du Lebanôn !
Elle :
Éveille-toi, Aquilon ! Viens, Simoun, gonfle mon jardin !
Que ses aromates ruissellent !
Mon amant est venu dans son jardin; il mange le fruit de ses succulences.
* rendu fou
par Dolmancé
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