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Lundi 10 mars 2008
Ah ! Je le savais bien qu'elle a la fesse molle,
La paillarde qu'elle est, et que mon vit batteur
A son con effondré ne ferait point de peur !
Con qui va distillant une moiteuse colle,

Que te sert-il d'user de si prompte bricole,
D'un mouvement paillard et d'un soupir trompeur,
Témoignant que mon vit lui muguette le coeur ?
Mon vit vague dedans comme en une gondole !

C'est une étable à vits, et tout vit passager
Quelque gros train qu'il ait, au large y peut loger,
Et n'est pas bien reçu s'il a petit bagage ;

Et pour parler au vrai des honneurs de son con,
Il est aussi dolent, sans un vit de ménage,
Qu'un aveugle egaré qui n'a point de bâton.



par Dolmancé
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Vendredi 7 mars 2008
Ci est gisant sous cette pierre
L'un des membres de Frère Pierre,
Non un des bras, ni une des mains,
Ni pied, ni jambe, hélas ! humains,
Mais bien le membre le plus cher
Que sur lui on eût pu toucher.

C'est son Billard, c'est son Bourdon,
Son Chalumeau, son gros Bedon,
Sa Pièce de chair, son Bidault,
Son Pousse-bourre, son Ribault,
Son gentil Bâton Pastoral,
Sa rouge branche de Coral,
Son Guille-la, son Calemard,
Son Factoton, son Braquemard,
Son Furon furetant sans cesse,
Son petit Bâton de jeunesse,
Son Courtault, son Sceptre royal,
Son Vilbrequin, son Nerf loyal,
Son Pistolet aimé des dames,
Son Désiré entre les femmes,
Son Rameau dont il s'émouchait*,
Son Instrument dont il pissait,
Sa Gaine, son Bâton de lit,
Sa Joie du monde, son Vit,
Son exécuteur tant propice
De l'infâme et basse Justice.

Ce non maître, dès son enfance,
Fut de si grande obeïssance
Que jamais chose on ne lui dit
Que soudainement il ne fit ;
Car dès que sa Mère Nourrice
Le frotait, disant : "Pisse ! Pisse !"
Soudain pissait, puis (grâce à Dieu!)
Frère Pierre cru peu à peu,
Et déja montait, dès son jeune âge,
Sur les filles de son village,
Et les culait et les foulait
Si bien, qu'on vit bien qu'il falait
Hors du monde le reculer,
Pour ce qu'il eut peu trop culer,
Dont, par ses parents et amis,

Il fut en Religion mis,
Mais étant Novice au Couvent,
Il en faisait plus que devant ;
Dès lors il prenait bien l'audace
De monter sur la Putaon grasse,
Et si fort bien la culotait,
Que la garce s'en contentait,
Car il était déja de la taille
Pour à tous heurts livrer bataille ;

Puis, quand il fut Moine parfait,
C'était un plaisir de son fait,
Car il faisait plus en un mois
Que cinq autres Moines en trois.
Croyez qu'il était point de ceux,
Qui sont oisifs et paresseux,
Car il n'eut jamais, en un jour,
Plus de deux heures de séjour ;
Aussi n'était-il de la sorte
De ces autres vits que l'on porte ;
Aussi roide était que son bras,
Bien spermatizant, gros et gras,
De longueur de pied et demi ;
Jamais il n'était endormi,
Et fumait, par son rouge bout,
Comme un pot qui près du feu bout.

Femme n'y avait si maligne
Qu'il ne rendit saine et gaillarde ;
Il n'y avait Religieuse
Qui ne se sentit bien heureuse
D'avoir du Moine connaissance,
Pour avec lui prendre alliance,
Sachant le bien et le bonheur
Que donnait ce membre d'honneur ;
Sentant le passe-temps joyeux
Que donnait ce Religieux,

Con n'y avait grand ni petit
Qui ne prit lors grand appetit,
Et n'eut su être tant profond
Qu'il n'alla toujours jusqu'au fond,
Pour chercher en l'obscure sale
La vraie Pierre Philosophale.

C'était un vrai vit de ménage ;
C'était un vit à l'avantage ;
C'était un vit bien digne d'être
A un si vénérable Maître.
Somme, c'était le plus beau vit
Que jamais femme au monde vit.

Or, entendez quel et comment
Fut le piteux département
De frère Pierre et de son membre :
Le XXè jour de décembre,
L'an 1552,
Ce bon Père Religieux,
S'en allant par les champs prêcher,
Voulut s'ébattre à pécher
En un ord** et sale marais,
Et, faute de Ligne ou de Rets,
Y mit son membre, où s'attacha
Un vilain chancre*** qu'il pêcha,
Qui ce membre rongea si fort
Que tôt après le rendit mort,
Et fut coupé pour mettre en terre.

"Mais hélas ! disait frère Pierre,
Faut-il que pour ma seule coupe
Et pour bien servir l'on te coupe ?
Faut-il qu'avant moi mort je voie (voye)r
Celui dont tout mon bien j'avoue (j'avoye) ?
Faut-il qu'il meurt ainsi marthyr ?
Faut-il aussi nous départir,
O Mort cruelle et sans merci ?
Eh ! que ne m'as-tu pris aussi ?"

Voilà la complainte au plus près
De frère Pierre. Or sus ! après,
Nobles dames et damoiselles,
Pucelles, Jeunes, Laides, Belles,
Pleurez-vous point donc au tombeau
Où repose ce membre beau ?
Pleurez-vous point de voir ici mis
Le plus grand de tous vos amis ?

Je crois qu'oui, mais telle perte
Ne sera jamais recouverte
Par cris, ni pleurs, dont suis d'avis
Que priez Dieu que tous les vits,
Qu'en ce monde pourrez tenir,
Puissent semblables devenir,
Ou bien qu'il advienne, sans plus,
Qu'à celui-ci ne pensez plus.


Etienne Jodelle
par Dolmancé
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Mardi 4 mars 2008
druuna-la-f-.jpg
par Dolmancé
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Samedi 1 mars 2008
Mollets galbés
Cuisses dorées
Slip envolé
(Oh! Comme je le voudrais!)
Mini-jupe au ras des fossettes
Le fruit de ses gambades
Dans ses bras
je l'imagine
Quand elle se donna
Cuisses écartées
Sexe mâle planté
Dans sa toison mouillée
Je l'imagine
Alanguie
Impudique
Moite et offerte
Dans les draps froissés
Et puis...
Faisant ses courses
la mini-jupe au ras des fossettes
Et tant de regards se posant sur ses hanches
Rêvant de fente et de mouillure
De gambade et de ventre rond !
par Dolmancé
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Mercredi 27 février 2008

Mon amour érotique

Tu fus créé pour moi, mon homme aux douces lèvres
De toute éternité ...
Et ton corps, et ton sexe, et tes cuisses et tes reins
Puissants comme un aimant, lubrique comme un satyre.
Vivent devant mes yeux éblouis et sans frein.

Et ton ventre et tes mains, ces grappes de raisins
S'immiscent, plus fervents que les douze apôtres
Pour troubler le repos où mon âme s'est assise
Et pour la déranger comme une patenôtre
Où calme et solitaire, elle se croyait admise...

Je crois voir, unies par un nouveau destin
Les hanches de mon Aimé, aux miennes accolées
Et sa haute taille, pliée au dessus de mon bassin
De nos corps nus, émanent le bonheur, enfin !


par Dolmancé
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Lundi 25 février 2008

Faisons l'amour             

Il faut me croire, Amour
Quand de ma bouche de fraise
Penchée sur tes jambes nues
Et pétrissant mes seins
Sur ta peau de satin
Je laisse couler ces mots:

"J'ai les lèvres humides et je sais des matins
Où ton corps alangui se prête à mes jeux!
Je sèche tous mes pleurs pour tes reins triomphants
Et fais rire tes yeux du rire des enfants"

La lune et le soleil, le ciel et tous ses astres
Ne peuvent te remplacer, mon si fou Apollon,
Si doux aux voluptés, si timide et libertin
Si fragile et robuste qu'en mes bras refermés

Sur cette couche souple où corps pâmés d'émoi
Nous voguons...
Les autres, impuissants, se damneraient pour toi!

par Dolmancé
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Jeudi 21 février 2008

Désirs

Ce soir je me destine à ce que vous souhaitiez
Au plaisir des caresses que mes mains me procurent
Elles vont et viennent au rythme de mes pensées
Et font monter en moi au fur et à mesure
Le désir de vous plaire et de vous contenter.

Et j'imagine ainsi en flattant tout mon être
Qu'une main plus habile sur mon corps, s'agite
Et espère haletante la venue de mon Maître
Pour qu'il dompte avec fougue le démon qui m'habite
Et lie mes mains goulues au-dessus de ma tête.

Ainsi pieds et poings liés je perdrai tout honneur
Et de mon sexe chaud s'écoulera l'essence
Et dans mon ventre moite résonnera la peur
Et j'apprendrai aussi à contrôler mes sens
Pour m'ouvrir totalement et fondre de bonheur.

Par plaisir, je guiderai les élans de sa main
En basculant mon corps pour le rendre accessible
Et dans ma bouche ouverte j'espérerai en vain
Qu'il entre et me possède d'une force indicible
Puis pénètre mes chairs jusqu'au fond de mes reins.

Ainsi, femme soumise et entièrement offerte,
Je tâcherai de plaire à mon amant subtil
En acceptant toujours !, Ecoutant ses requêtes,
Du mieux que je pourrais, toujours les accomplir
Et capter sans faillir ses envies si expertes.

Pour pouvoir lui offrir au mieux, mes sentiments
Pour qu'il soit, presque heureux d'avoir si fièrement
Dominé ma personne, pour me faire m'ouvrir
Dominé mes envies, pour me faire ainsi jouir,
Et pris mon âme vierge de tels assouvissements
Pour les forger, vainqueur, à leur épanouissement
Et les ancrer en moi, pour les faire grandir…

par Dolmancé
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Lundi 18 février 2008
crisse12.jpg
par Dolmancé
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Vendredi 15 février 2008
Extrait du cinquième poème

L'époux :

" Que tes pieds sont beaux dans tes sandales, fille de prince !
La courbe de tes flancs est comme un collier,
Œuvre des mains d'un artiste.
Ton nombril forme une coupe,
Où le vin ne manque pas.
Ton ventre, un monceau de froment,
De lis environné.
Tes deux seins ressemblent à deux faons,
Jumeaux d'une gazelle.
Ton cou, une tour d'ivoire.
Tes yeux, les piscines de Heshbôn,
Près de la porte de Bat-Rabbim.
Ton nez, la tour du Liban,
Sentinelle tournée vers Damas.
Ton chef se dresse, semblable au Carmel,
Et ses nattes sont comme la pourpre ;
Un roi est pris à tes boucles ".
 
L'épouse :

" Je suis à mon Bien-aimé,
Et vers moi se porte son désir.
Viens, mon Bien-aimé,
Allons aux champs !
Nous passerons la nuit dans les villages,
Dès le matin nous irons aux vignobles.
Nous verrons si la vigne bourgeonne,
Si ses pampres fleurissent,
Si les grenadiers sont en fleur.
Alors je te ferai
Le don de mes amours "


par Dolmancé
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Mardi 12 février 2008
Lui :

(...)
Tu m'as incardié*, ma soeur-fiancée, tu m'as incardié d'un seul de tes yeux, d'un seul joyau de tes colliers.
Qu'elles sont belles, tes étreintes, ma soeur-fiancée, qu'elles sont bonnes tes étreintes, plus que le vin !
L'odeur de tes huiles plus que tous les aromates !
De nectar, elles dégoulinent, tes lèvres, fiancée !
Le miel et le lait sous ta langue, l'odeur de tes robes; telle l'odeur du Lebanôn !
Jardin fermé, ma soeur-fiancée, onde fermée, source scellée !
Tes effluves, un paradis de grenades, avec le fruit des succulences, hennés avec nards ;
nard, safran, canne et cinnamome avec tous les bois d'oliban; myrrhe, aloès, avec toutes les têtes d'aromates !
Source des jardins, puits, eaux vives, liquides du Lebanôn !

Elle :

Éveille-toi, Aquilon ! Viens, Simoun, gonfle mon jardin !
Que ses aromates ruissellent !
Mon amant est venu dans son jardin; il mange le fruit de ses succulences.


* rendu fou
par Dolmancé
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